Sonnet pour Hélène, Pierre de Ronsard

From Premieres

Jump to: navigation, search

Contents

[edit] Biographie de Ronsard

Pierre de Ronsard (né en septembre 1524[1] au manoir de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Vendômois - 28 décembre 1585[2]), est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle. « Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard, adepte de l’épicurisme, est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et « officielle » dans le contexte des guerres de religions avec les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils des Odes (1550-1552) et des Amours ( Les Amours de Cassandre, 1552 - Les Amours de Marie, 1555 - Sonnets pour Hélène, 1578). Ces poèmes lyriques qui développent les thèmes de la nature et de l’amour, associés aux références de l’Antiquité gréco-latine et à la forme du sonnet, constituent la partie vivante de l’œuvre de l’animateur du renouveau poétique que fut Pierre de Ronsard avec ses compagnons de la Pléiade et son ami Joachim du Bellay. Soutenu par Henri II puis Charles IX, Pierre de Ronsard a été célébré par ses contemporains mais déprécié par François de Malherbe et les Classiques puis oublié avant d’être redécouvert dans la première moitié du XIXe siècle par Sainte-Beuve et par les Romantiques.


[edit] Commentaire:

Sonnets pour Hélène, P. de Ronsard


[edit] Introduction: (possible...)

Ronsard est le poète officiel de la cour de François Ier et compose des sonnets pour Hélène de Surgères, une suivante de la reine, afin de la distraire de la mort de son fiancé. Mais la jeune femme est peu sensible à cet hommage. Ainsi dans ce poème lyrique de Ronsard : Sonnets pour Hélène, le poète s’adresse à la jeune femme.

Lecture

En quoi ce sonnet humaniste est il conforme aux règles de la Pléiade, et fait une opposition entre les hommes et dieu
Nous verrons d’abord en quoi Ronsard répond aux impositions de la Pléiade puis comment il construit une opposition s’élargissant sur les hommes et Dieu.


[edit] I. Oppositions qui valorisent l’image de la destinataire


a. Sonnet
Forme propice avec une double thématique :
- « je » -> poète (dans les 2 quatrains)
- « tu » -> Hélène (dans les deux tercets)


b. Opposition
-> Syntaxique : - beaucoup de négations employés attachées au poète : « Je ne serais » (vers 1) ; « pour ouïr un nenni, un refus » (vers 7) ; « je ne suis pas » (vers 10)
                       - affirmation attachées à Hélène : « Tu est comme Déesse » (vers 9)
-> Humilité du poète qui place Hélène au dessus de Dieux
-> Rhétoriques : - chiasme : « tu es comme Déesse… je ne suis pas un Dieux » (vers 9-10)
                        - antithèse :   ‘’   ‘’       ‘’           ‘’         ‘’  ‘’      ‘’    ‘’    ‘’     ‘’             ‘’
-> Rythmique : coupe à l’hémistiche « je ne serais marri, si tu comptais ma peine » (vers 1) (autres vers 6, 7, 14) -> rythme binaire
-> Alternance entre des rîmes masculines et féminines.
-> Valorisation du destinataire : Hélène est divinisée : « tu es comme Déesse » (vers 9) ; « to loges au sommet du Palais de nos Rois » (vers 3)
-> Hélène et le poète ne sont pas sur un pied d’égalité : Hélène > poète : « tu es comme Déesse… je ne suis pas un Dieux »(vers 9-10)


[edit] II. Une plainte lyrique


a. Évoque sa souffrance
Sonnet lyrique : souffrance physique : « Je perds à chaque marche et le pouls et l’haleine,
J’ai la sueur au front, j’ai l’estomac pantois » (vers 5-6 )
-> Obstination du poète : « compte et recompte » (vers 2)
« à chaque marche » (vers 5)


b. Inaccessibilité de Hélène
-> Physique dans le 1er quatrain : hauteur : « sommet » (vers 3) ; « cime » (v. 4) ; « hautaine » (v. 4)
-> Position très élevée de Hélène
-> Affective dans le 2ème quatrain : réaction d’Hélène : « nenni, refus, dédain » (v. 7-8)
-> Poète constate impossibilité et renonce à réciprocité de l’amour.


c. Renoncement du poète
Effacement progressif du poète : la première personne très présente dans les deux premiers quatrains disparaît : « je » (v. 11) n’apparaît plus qu’une fois.
-> Effort à céder la place à résignation ( futur : « ferai » (v. 11)).
-> Poème termine sur une pointe, généralisation -> porté symbolique du poème ( faiblesse du poète par rapport à la grandeur divine :« hommes sur Terre, et Jupiter aux cieux » (v. 14)


[edit] Conclusion :

Ainsi par l’intermédiaire d’une poésie conforme aux règles de la Pléiade, Ronsard expose ses sentiments et construit une opposition entre son amour envers Hélène qui se généralise entre les dieux et les hommes. Ronsard a de même dévoué son amour dans les Amours de Marie.


[edit] Texte

Je ne serais marri, si tu comptais ma peine,
De compter tes degrés recomptés tant de fois;
Tu loges au sommet du Palais de nos Rois:
Olympe n'était pas la cime si hautaine.

Je perds à chaque marche et le pouls et l'haleine,
J'ai la sueur au front, j'ai l'estomac pantois,
Pour ouïr un nenni, un refus, une voix,
De dédain, de froideur et d'orgueil toute pleine.

Tu es comme une Déesse assise en très haut lieu.
Pour monter en ton ciel je ne suis pas un Dieu.
Je ferai de la cour ma plaine coutumière,

T'envoyant jusqu'en haut mon coeur dévotion.
Ainsi les hommes font à Jupiter prière:
Les hommes sont en terre, et Jupiter aux cieux.


J'éspére que c'est bien... Alex


Personal tools

sl
דומיין בעברית  דומיין  דומין  תוכנה לניהול  קשרי לקוחות  CRM, ניהול קשרי לקוחות  דומין בעברית  פורומים  ספרדית  גיבוי